Quoi de Neuf?

Village alsacien
Village alsacien
Quoi de neuf?
 
 

 

 

Aux premiers jours du printemps et même si quelques primevères et crocus ne font pas oublier les rigueurs de l’hiver encore présent, j’ai envie de répondre à cette question banale par « le monde ». Car c’est un nouveau monde qui s’ouvre à ceux qui veulent le voir ainsi, à ceux qui entrent le coeur ouvert et bienveillant dans les nouvelles énergies, un monde à peine visible où l’âme et l’esprit sont réconciliés tout comme l’homme et la femme unis sur la voie de la beauté, de l’amour et de la sagesse.

Je me demande bien pourquoi certains sont si fiers d’annoncer à tout bout de champs qu’ils sont rationnels ou cartésiens. Pour moi, c’est presque une hérésie. Une philosophie qui prône au final la supression de la poésie, du charme, de la contemplation au bénéfice du fonctionnel et du rentable. Une prison mentale qui empèche l’esprit d’aller au-delà de ses doutes et de favoriser les ressentis.

L’art n’a pas d’autre nourriture que le ressenti et la conscience du monde. C’est cette conscience et cette émotion – souvent « émerveillement » qui me poussent à réinventer les espaces de vie tels que les maisons, les rues, et les villages. Le nouveau monde urbain tel que je le vois, à l’image des rues en dédales des villages médiévaux, est un retour au développement organique et harmonique de l’habitat dans la cité. Un monde accueillant où chacun a sa place, qui, vivant près d’une rivière, qui, en haut d’un donjon, qui, au carrefour joyeux de rues colorées.

La beauté est éternelle et la laideur transitoire. Plaise donc aux amoureux de nature et de vieilles pierres de voir un jour disparaître les traces immondes de notre modernité où l’illusion du bonheur se substitue au bonheur tout simple de vivre dans un environnement adéquat et dépollué.

En 5 mois, j’ai créé 5 images. Vous me direz: C’est peu. Pourtant, pour quelqu’un qui tatonne et travaille des heures pour obtenir satisfaction, c’est quelque chose. J’ai toujours présent à l’esprit que l’art est un geste vers l’autre et qu’il n’a d’intêret que s’il donne à voir, à revoir, à visiter, à errer. Suspendre une oeuvre dont on sait qu’elle ne retient le visiteur que quelques secondes, est impossible pour moi. Je suis heureuse quand je vois les gens s’attarder, commenter, sourire.

Je vous fais donc découvrir ces dernières images « commises ».

Le village alsacien: Il fallait que je fasse quelque chose des six cents photos rapportées d’Alsace.Lors de mon déjour là-bas, j’avais l’impression de vivre dans un décor de cinéma. Là-bas, tout est en couleur et les habitants apportent un soin particulier à leurs maisons. Les villages sont très fleuris et le château du Haut Konigsbourg impressionnant. J’ai essayé de retrouver la douce lumière d’une fin d’après-midi , là où les ocres et les rouges sont réhaussés par les rayons du soleil. Tout est propre et net, coloré, fleuri. 

A l’Aube: C’est un paysage inspiré par l’Aube dans les deux acceptions du terme: Le département et le lever du soleil. Les photos ont été prises à Troyes, Chaource et Nogent sur Seine.

Rue Dieu: Inspirée par Vézelay, je voulais faire une image qui s’appelle « les marchands du temple » avec les magasins de la rue principale. Puis, j’ai bifurqué avec cette bulle qui symbolise le dogme et le pilier qui relie au ciel. Les maisons sont des poteries de J.Y Chevilly qui expose en ce moment à la galerie St Pierre à Avallon.

Galerie marchande: Le moche est souvent carré ou rectangle. C’est une des raisons pour lesquelles je n’aime pas les centres commerciaux. Ici, j’ai inventé une galerie futuristique creusée dans un rocher. C’est le but d’une galerie, non? Et comme j’ai fait cela à une période où les jours étaient courts, sombres et froids, j’ai privilégié la lumière à l’intérieur. La porte d’entrée est celle des appartements au château fantastique du haut Konigsbourg. On a envie de monter l’escalier.

Cabine téléphonique: La pensée est une vague d’énergie qui ne connait pas de frontières. La communication est instantanée puisqu’indépendante du temps. j’ai donc inventé la cabine télépathique pour y envoyer et recevoir des messages. Nous sommes tous des cabines télépathiques

Je les expose du 6 avril au 20 mai dans le cadre de l’exposition collective Mouv’Art aux Abattoirs à Avallon

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